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Pourquoi la compétitivité est un atout capital pour la Suisse

Dossiers - Compétitivité

Pourquoi la compétitivité est un atout capital pour la Suisse

26.11.2021

L’industrie chimique et pharmaceutique suisse est l’un des leaders mondiaux en matière de compétitivité et revêt une très grande importance pour la croissance et la prospérité de la Suisse. Pour pouvoir conserver cette position de pointe et contribuer à la prospérité helvétique, elle est néanmoins tributaire de conditions-cadres favorisant l’activité des entreprises, tant au niveau national qu'international.

Seule la compétitivité offre à la Suisse, très pauvre en matières premières, un facteur clé pour s’imposer face à la concurrence internationale. À l'ère de la division internationale du travail et des chaînes de valeur mondiales, cet objectif exige la mise en œuvre de diverses stratégies.  Le niveau élevé des salaires et des coûts qui caractérise notre pays rend les entreprises à vocation internationale qui y sont installées tout particulièrement dépendantes de l’atout concurrentiel que sont la qualité et la nouveauté de leurs produits et services. Certains facteurs extérieurs ayant des répercussions générales sur la place économique suisse jouent également un rôle décisif. Il s'agit notamment des réglementations fiscales et douanières, des accords commerciaux internationaux, ainsi que de nos bonnes relations avec l'Union européenne.

La réforme de la fiscalité internationale cible un atout comparatif de la Suisse

Depuis quelque temps, l'OCDE travaille à un projet de redistribution des recettes de l'impôt sur les sociétés. Selon les modèles proposés, les groupes internationaux - dont la Suisse tire des rentrées fiscales considérables – devraient verser des impôts sur une part plus importante des bénéfices qu’ils réalisent dans leurs pays de débouché. Ceux-ci toucheront ainsi davantage d’impôts, tandis que les Etats où la valeur créée correspond aux critères de la réglementation BEPS (Base Erosion and Profit Shifting) adoptée en 2015, devraient en recevoir moins. Pour scienceindustries, il est essentiel que la Suisse joue un rôle actif dans l'élaboration des nouvelles normes. La refonte du régime d'imposition des sociétés pourrait même lui offrir de nouvelles opportunités. Par ailleurs, scienceindustries est profondément convaincue que la Suisse a pris la bonne voie avec son projet « réforme fiscale et financement de l’AVS » (RFFA). Un taux d'imposition général (pas trop) bas, combiné à des solutions acceptées au niveau international pour promouvoir les activités de recherche, voilà qui devrait être un moyen prometteur d'assurer le succès économique de la Suisse.

Supprimer les droits de douane sur les produits industriels renforce notre place économique

En ces temps incertains, alors que les risques globaux pour l'économie suisse s’aggravent, que les marges se réduisent et que la concurrence internationale se durcit, l'attractivité de notre place économique peut être notablement renforcée grâce à l'abolition des taxes industrielles et des entraves administratives. La crise du Covid-19 pose de grands défis aux entreprises. Il est important et urgent de soutenir rapidement le redressement conjoncturel au moyen d’instruments simples, reconnus et largement efficaces, tout en envoyant un signal dénonçant les tendances au repli sur le plan international. Démanteler les taxes industrielles permet également d'améliorer dans la durée les conditions-cadres des entreprises suisses. Cela dit, des mesures supplémentaires visant à faciliter les échanges s’imposent encore.

Les accords bilatéraux sont essentiels pour notre industrie

scienceindustries est déçue par le coup d'arrêt unilatéral donné par la Suisse aux négociations d’un accord-cadre institutionnel avec l'UE et regrette que les négociations sur les points techniques d’un tel accord ne se poursuivent pas au niveau politique. Pour l'industrie chimique et pharmaceutique à fort coefficient de recherche et très dépendante de ses exportations, les accords bilatéraux existants avec l'UE sont un critère d'implantation majeur et sans équivalent. Avec une part à l'exportation de 51%, ce secteur est le premier exportateur de Suisse et donc un pilier essentiel de notre économie. Avec une part de 46% des exportations totales et une part de 71% des importations totales de l’industrie chimique, pharmaceutique et des sciences de la vie, l'UE est le premier partenaire commercial de cette industrie. Les accords bilatéraux sont la condition sine qua non d’un accès bien ordonné au marché intérieur de l'UE et constituent ainsi un important facteur de localisation en faveur de la Suisse aux yeux des sociétés internationales.

 

Nous devons garder nos atouts intacts

 

Demain comme hier, les entreprises membres de scienceindustries, qui font partie des leaders technologiques mondiaux, seront bien placées pour continuer à rivaliser avec succès en matière d’innovation. En tant qu'acteurs mondiaux, cependant, elles se soucient aussi en permanence de l'adéquation de leurs structures avec la durabilité de leurs conditions d'activité en Suisse. A l'heure actuelle, elles jugent toujours très favorables les conditions-cadres offertes par notre pays, comme en témoignent les milliards investis dans les structures de recherche en Suisse. Les défis à relever se situent plutôt au niveau politique. L’aura de la place économique suisse, garante de stabilité politique (économique) et de sécurité juridique, a souffert en effet de divers résultats de votations enregistrés ces dernières années.


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